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Planification stratégique : affronter la bête

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28 octobre 2019

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Planification stratégique : affronter la bête

Même si elle est essentielle, la planification stratégique est la bête noire d’un bon nombre de dirigeants d’organisations.

Si c’est aussi votre cas, on peut le comprendre. Peaufiner un nouveau service, organiser le prochain événement-bénéfice, compléter un rapport d’impact, combler un poste vacant depuis quelques mois… Tout ça prend déjà tout votre temps, et votre énergie! Et il faut déjà pouvoir s’accorder un moment pour prendre du recul et avoir une vue d’ensemble…

Plusieurs s’aventurent dans la planification stratégique de leur organisation à reculons. Et quelques oiseaux rares sautent à pieds joints dedans.

 

Mais peu importe le niveau d’enthousiasme, au fil des ans, j’ai observé un point commun à la majorité des exercices de planification stratégique : trop peu de temps est passé à choisir l’approche à préconiser.

En général, on va partir de ce qui avait été fait la dernière fois, s’inspirer de ce qu’une nouvelle collègue a déjà essayé dans un autre organisme, ou faire un traditionnel lac-à-l’épaule. Comme si le chemin à parcourir – et la façon dont on s’y rend – n’était pas aussi important que la destination!

Or à mes yeux, choisir la bonne approche est en fait l’étape la plus déterminante pour réussir son plan stratégique. Et pour choisir la bonne approche, il faut d’abord se poser les bonnes questions :

Qui participera?

Sortez de votre carnet d’adresses habituel. Pensez à faire participer des bénéficiaires, des bénévoles, des gens de l’extérieur de votre organisation, et pourquoi pas des concurrents!

Sur quelle période de temps?

3 mois, 6 mois, 1 an? Il n’y a pas de recette magique! Et il faut prendre en compte un tas de facteurs : disponibilité des gens, complexité de l’exercice, timing, pression des partenaires, etc. 

Quelles sera la durée et la fréquence des rencontres?

Tout le monde est occupé? Faites peu de rencontres, mais plus longues. Les gens sont disponibles, mais pas pour de longues périodes? Voyez-vous plutôt pour de plus courtes rencontres, mais plus fréquemment, question de ne pas perdre le momentum.

Qui les animera?

On aime tous tirer les ficelles de notre côté. C’est la nature humaine! Pourquoi ne pas se faire accompagner à l’externe, pour plus d’objectivité?

Où auront-elles lieu?

Je me suis toujours demandé pourquoi les rencontres se déroulaient presque toujours au même endroit. Si la rencontre en est principalement une de remue-méninges, un parc ou un espace de coworking peut-être tout indiqué. Rappelez-vous que changer d’air nous permet de voir plus clair!

Quelles techniques de remue-méninges seront utilisées?

Pendant que les autres sont assis, une personne à l’avant prend les idées en notes sur un Flip Chart? Pas en 2019, SVP! On privilégie plutôt les post-its, les exercices qui favorisent les idées de tous, incluant les moins volubiles. Faites comme moi et inspirez-vous du livre Gamestorming.

Quels cadres de réflexion privilégier?

On part sur le combo matrice du modèle d’affaires et proposition de valeurs, ou on y va avec le trio mission, vision, valeurs, avec la SWOT en extra? Et si vous n’aviez pas à choisir? (J’y reviendrai dans mon prochain billet!)

Voilà autant choix à faire qui auront une grande incidence sur la profondeur de votre planification et qui favoriseront le développement et la pérennité de votre organisation.

Le moment de votre prochaine planification stratégique venu, pourquoi ne pas vous y attarder davantage?

 

Si vous avez envie de jaser de la bête avec moi, surtout, n’hésitez pas! 😉

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