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Tourner sa langue sept fois avant d’écrire

Atypic

28 septembre 2017

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Tourner sa langue sept fois avant d’écrire

Entendu dans une classe de français, à une époque où les tableaux interactifs n’existaient pas et où nous nous corrigions à l’aide d’un coagulant blanc appliqué au pinceau : « Non mais, à quoi ça sert l’orthographe? Si on peut lire les sons, on comprend, tsé? »

Je ne suis pas linguiste, loin de là. Mais en réfléchissant à peine deux minutes à la question, je suis parvenue à trouver par moi-même (sans l’aide de la Toile) au moins trois utilités à la bonne orthographe d’une langue, quelle qu’elle soit.

En plus de nous permettre de paraître, aux yeux du lecteur-destinataire, dignes d’attention, crédibles et peut-être même intéressés non seulement par l’importance mais aussi par l’art de la communication, la transmission d’idées et toutes ces choses futiles en cette ère d’égoportraits et de réseaux asociaux, bien écrire, ça peut servir au moins à ça :

1

Les mots bien orthographiés deviennent des images, presque des conventions, rapidement identifiables par le cerveau et qui permettent plus de fluidité dans la lecture. Comme point de comparaison, référons-nous à la pratique du texto qui passe par le décryptage de chacune des lettres, de chacun des sons; où l’initiation aux codes et aux abréviations passés dans l’usage chez les plus trendy d’entre nous est requis, sinon on est lost in translation.

2

Si la langue, tant écrite que parlée, peut sembler difficile à maîtriser, elle foisonne pourtant de mille et une tournures (pas seulement sept) qui nous aident à nous exprimer et, aspiration ô combien universelle, à être compris! Notre langue souhaite que nos mots puissent refléter avec précision et le plus fidèlement possible nos pensées, nous évitant ainsi de donner notre langue au chat.

3

L’importance des racines… J’ai eu la chance de faire du latin à une certaine époque. C’est peut-être la matière qui m’a le plus marquée à cause, j’imagine, de son apport inattendu dans le développement de mes aptitudes rédactionnelles. Aussi, j’aimerais paraphraser l’auteure Kim Thuy qui, lors d’un dîner-causerie chez Atypic, nous a parlé de son rapport intime au dictionnaire papier et des sentiers où il nous mène lorsqu’on s’attarde aux mots qui précèdent et suivent le mot recherché. Là, couchés sur des pelures d’oignons tels des mages qui attendent avec indolence qu’on vienne les consulter, les mots de même racine nous proposent d’élargir notre pensée en suivant des ramifications qui font évoluer nos réflexions et les enrichissent.

***

Malheureusement, on la malmène cette langue. Et on la déshonore en ne profitant pas toujours de ce qu’elle nous offre. Il n’est pas rare de tomber sur de mauvaises traductions, même jusque dans les déclinaisons de concepts publicitaires où l’on noie tant l’intention que l’élément créatif. Le créatif, cet ingrédient intangible presque magique qui, au-delà d’être voulu remarquable, devrait aussi avoir la capacité de lier message, messager et auditoire lorsque l’ensemble est bien attaché.

Envie d’en rire un peu? L’organisme Protégez-Vous nous offre ce petit plaisir coupable. 🙂

***

Chez Atypic, nous accordons une grande importance à la qualité de la langue dans nos communications comme dans celles de nos clients. Et si nous souhaitons une langue maîtrisée, précise et efficace, nous la voulons aussi humaine, vivante. Nous la voulons éthique (la langue de vipère n’est pas admise) mais déliée et actuelle. Nous proposons une langue bien pendue rompant avec la langue de bois. Nous la voulons franche mais engagée et inspirante. Oui, nous l’aimons et la consommons goulûment car nous nous servons d’elle pour alimenter les rêves et les aspirations, comme d’un carburant pour changer le monde.

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